Et si nous parlions Finances ???
Sauf mention contraire, les chiffres utilisés ci-après ont pour origine, dans un but de transparence et d’homogénéité, les données publiées par le ministère des finances[1] sur son site destiné aux Collectivités locales www.colloc.minefi.gouv.fr.
Ces données ont été retraitées, quand nécessaire, par nos soins ; nous nous tenons à votre disposition pour vous indiquer les retraitements – que nous avons limités au maximum – éventuellement effectués.
2 Les dépenses de fonctionnement
Globalement, les dépenses de fonctionnement sont contenues ; elles augmentent grosso modo au même rythme que l’inflation.
3 Les dépenses d’investissement[2]
Hormis un pic en 2003, lié, autant que les documents disponibles nous permettent de l’établir, à l’achat de la « maison Galtier d’une part, à la première tranche de l’ilot central d’autre part – aménagement des courts de tennis , et un accroissement important sur les années 2006-2007 (fin du mandat ? 2° tranche de l’îlot central ?), les dépenses d’investissement sont de l’ordre de 200 k€ en année courante, correspondant à l’autofinancement.
4 La fiscalité
Les revenus de la commune en provenance des impôts ont 3 sources principales[3] :
Ø La taxe d’habitation,
Ø Le foncier bâti
Ø Le foncier non bâti.
De ces 3 sources, la taxe d’habitation est largement la plus importante :
Ces 3 impôts sont assis sur :
Ø la « base » d’une part ;
Ø le taux décidé par la commune d’autre part.
Sur la période 2001 – 2006, la recette liée à ces impôts est passée de 456 k€ à 674k€, soit une augmentation de la recette de 48%, pour une augmentation du coût de la vie sur la même période de 9%.
Sur la période 2000-2007, l’impôt payé par individu[4] a augmenté de :
Ø +26% pour la taxe d’habitation, pour une augmentation du coût de la vie[5] sur la période de 12%[6] ;
Ø du même ordre de grandeur (26,7 %) pour le foncier bâti ;
Ø dans des proportions similaires pour le foncier non bâti.
Si l’on compare l’impôt perçu par la commune par habitant (représentatif de la « pression fiscale ») aux autres communes de la « strate », c’est-à-dire, pour éviter les problèmes d’échelle, aux communes du département de population voisines membres d’une agglo, on obtient le schéma suivant :


Indiquant les éléments suivants :
Ø l’impôt par habitant augmente beaucoup plus vite que l’inflation[7] ;
Ø l’impôt par habitant à Saint Drézéry est supérieur à l’impôt perçu sur les communes voisines comparables ;
Ø la taxe d’habitation est largement supérieure, une taxe foncière inférieure ne suffisant pas à compenser le différentiel.
5 L’endettement
L’endettement de la commune a fortement augmenté sur la période 2001-2006, passant de 1050 à 1561 k€ (+ 49%, soit une augmentation de +21% de la dette par habitant – de 591 à 716 €/hab. –, contre +13% pour le coût de la vie), atteignant un niveau de 716 € / hab., supérieur de 7,5 % à la moyenne de la strate.


Parmi les causes de l’augmentation de cet endettement[8] :
Ø L’achat de la « maison Galtier », financé par emprunt,, achat sans doute justifié par la proximité avec la mairie, mais non utilisé à ce jour,
Ø Le financement des récents travaux d’aménagement et de voirie.
[1] Sauf référence particulière mentionnée
[2] Chiffres 2007 suivant données de l’adjoint aux finances
[3] Autres ressources DGF et FCTVA notamment
[4] Donc hors incidence de l’augmentation de population, toutes choses égales par ailleurs
[5] Indice INSEE
[6] Pour ceux qui l’ignoreraient l’augmentation de la base est fixée par les députés, à hauteur de +1,8% ces dernières années, l’augmentation du taux par la mairie, à hauteur de +1,5% en 2007 (cf. vos feuilles d’impôt).
[7] Contrairement à ce que vous auriez pu lire par ailleurs…
[8] Chiffre 2007 : estimation à partir des chiffres communiqués par l’adjoint aux finances
Publicité